vendredi 8 mai 2009

Question No __

Le vent frais de l’automne joue pour moi de la flute traversière avec les arbres, les feuilles mortes piétinées par la chute de gouttes d’eau incessante, elles tombent des cieux, ou des arbres. Non loin de là la mer donne le tempo en brisant ses vagues une par une sur le sable, mais pas comme un tic tac de montre qui nous fait savoir que le temps nous est compté. Les graines dansent dans ce drap sous marin, mais le spectacle de dure qu’une fraction de secondes, trois mille six-cent à chaque heure, chaque période. Le temps qui se mesure, qui n’existe pas, tout comme moi, tout comme néo et ces espoirs vains. Ils existent autant que le leprauchaun des lucky charms, puis la vie dans cette attente goutte bien moins bon que ces céréales, bien moins bon que ces mouches a vinaigre. On mesure ce temps, qui n’existe pas. Il y a des choses que je ne peux mesurer avec le S.I. .

Je m’enfonce de plus en plus dans cette forêt D’arbres à horloges, d’arbres à ipods et D’arbres a billets. Ils ne piquent plus mon attention. On ne trouve jamais l’arbre qu’on cherche, comme si on avait cherché une aiguille dans la mauvaise botte de foin, comme si de toute façon mon système nerveux ne fonctionnait pas assez bien pour que je la sente me piquer. Pour trouver son arbre, il faut S’asseoir et attendre, attendre. Pour se donner plus de chance, pour tricher, pour se penser smart on va près d’un plan d’eau, la peut être que cet être si attendu poussera plus vite, mais peut être que l’Arbre que nous cherchons n’aime pas l’eau, tellement il est hors du commun, comme une huile végétale qui repousse l’eau aussi électroniquement qu’un cellulaire. Et ainsi le coccyx dans l’herbe verdoyante on se repose et on attend, un arbrisseau pousse. Dès que j’aperçois les premières fleurs je m’en gave. L’arbre est mort.

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