mardi 30 mars 2010

C'est une pierre que je lance, de l'ambre.

La chose pesante qu'est notre, objet, celui qui flotte derrière nos yeux. Sous sa tente capillaire, il gouverne, vois, entend, goute, renifle et touche, il touche à tout ce qui est nouveau, tout ce qui ne lui fait pas peur, il évite la peur, le plus grand sentiment d'insécurité qui est pour lui insoutenable, insoutenable comme si du plomb se déguisait en ambre, il se cache se maquille, pèse, pèse fort, occupe une place énorme dans cette encéphale. Si on ouvre une pièce si sombre qu'on ne peut en déduire les dimensions, on ne sait pas ce qui se cache dedans, on ne sait pas si cette bête synaptique est même là, on ne sait pas si elle se terre dans un coin ou si sa respiration effleure notre visage à chaque expiration. Cette bête cachée dans le noir, c'est le comment c'est le pourquoi. C'est cette chose invisible qui nous fait croire qu'on souffre pour rien alors qu'elle, elle est bien là, elle attend simplement qu'on ouvre les lumières et qu'on face en sorte qu'elle ne soit plus, qu'elle ne soit plus un monstre.

Vient un point où on se rend compte qu'il y a un monstre, un monstre qui se promène dans la noirceur encéphalique quasi-éternelle, si on allume pas ces lumières, il n'est qu'une respiration, un souffle long et pesant, qui n'attend qu'un moment de faiblesse pour détruire. La chose dans le noir ne peut qu'être effrayante, bien ce ce que je crois, en fait je ne l'ai jamais vu, ni affronté, j'espère qu'elle n'est pas monstrueuse, j'espère qu'elle saura disparaitre sans laisser place à un autre des siens, sans me ronger de l'intérieur, sans m'annihiler à la première occasion.

J'espère avoir le courage d'éclairer cette pièce, avant que mon imagination me laisse penser qu'un monstre peu m'avoir, moi. Après tout, je suis invincible.

Non?

dimanche 21 février 2010

Rouli-Plaquette

Les souliers avec plus de trous que de tissu, la route enfin nue, elle qui avait revêtit son parka blanc si longtemps. Je le dépose au sol, m'élance, et enfin je puis recommencer à profiter de l'air qui ne gèle pas mon front, celui qui fait office de glaçon dans ces journées qu'on aurait souhaitées plus fraîches. Une poussée après l'autre je comprends pourquoi l'hiver me rend si gris. Je comprends enfin ce qu'il lui manquait. Une planche avec quatre roulettes qui me permet d'oublier que j'ai les pieds sur terre.

lundi 11 janvier 2010

Hypocrisie

When I meet someone, and I start talking with them, it's a six person conversation.

There is each as he sees himself.

Each as he's being seen by the other.

And whom each really is.


So..
Who am I talking to?


William James

mardi 15 décembre 2009

"what [the fuck] would eminem do? "

J'en sais rien, c'est comme si les solutions amenaient d'autres questions encore plus complexes. On doit appliquer une certaine méthode à cette recherche de réponses mais les questions éthiques font vraiment mal aux fesses. C'est une grande question qui met en place plusieurs acteurs sociaux dont le profil socio-psychologique nous intéresse au plus haut point. Il ne s'agit plus de comprendre les dynamiques entre eux mais plutôt de les écrire. On doit freiner ce combat ou la douleur involontaire se mesure à une persuasion sans pitié. Dans ce combat opposant un faible a un inconsciemment puissant je joue à l'arbitre. Bien que je sois impartial je ne puis laisser mes yeux voir ma soeur se laisser détruire, et mon frère se torturer ainsi. Mes yeux voudraient tout voir et mes mains tout contrôler comme si les acteurs devenaient que de misérables marionnettes, mais mes yeux ne font pas le tour de ma tête et mes mains ne servent qu'a tenir mon sifflet.

samedi 28 novembre 2009

Ceux là étaient lucides.

Ou ils étaient simplement très réels et très près de ce qui aurait pu être vrai. Bien que l'endroit me soit complètement inconnu et peut être trop,dessiné par un designer. Peut m'importe, le message était clair, il y avait un remède contre la page blanche qui était apparu de nul part et qui a débloqué mes doigts sur cet ordinateur parfaitement carré, fin, et moderne.

mercredi 28 octobre 2009

Couscous

J'ai devant moi un buffet des plus impressionnant, des plus contrastés. Un buffet que ne se limite ni à une région ni a un style.J'y mange des plats qui sortent du four et qui m'ont brulé la langue à un tel point que je ne puis plus les savourer, d'autre qui trainant dans mon assiette on perdu tout leur gout en se refroidissant. j'ai vu des plats luxueux, beaux et bon au gout, mais faute d'avoir cinq étoiles je n'y ai pas accès. j'ai pu gouter à des plats des plus simples, qui bien cuisinés devraient mériter cinq étoiles. De loin j'ai pu voir des plats qui ont l'air affreux, mais qui à l'intérieur sont simplement extraordinaires. Il y dans ce buffet des plats hors de prix et des plats douteux, des plats qu'on regrette à la première bouchée et d'autre qu'on aurait aimé avoir plus que gouté. Des plats qui nous font rêver et d'autre sur lesquels on passe nos rages de nourriture. Des plats qui m'ont ouvert l'appétit sans raison, et des plats qui m'ont fait vomir, Des plats qui m'ont écarté l'estomac et d'autres qui ont laissés sous mon palet un goût amer. Des plats qui se sont fait prendre devant moi, et des plats que je ne voulais pas partager avec d'autre. Peut importe le plat que je prendrais pour mon prochain repas, je m'assurerais de ne pas simplement le regarder se faire dévorer par un autre.

En terme de bouffe j'ai toujours été limité à mon budget ou au talents de ma mère, j'espère avoir assez d'audace culinaire pour cuisiner un des meilleurs ptit'plats.

mardi 20 octobre 2009

Étoile filante

L'homme ouvrit la portière de sa voiture en grimaçant au son du frottement de la rouille sur le marche pied, il mit pied a terre pour se rendre compte que la nuit avait été pluvieuse, assez pour qu'un squique se fasse entendre.Il posa ses pieds les uns devant les autres regardant avec attention ce qu'il se passait au sol, évitant ces minuscules lacs noircis par les cendres en pourris par les décombres.

Il ne se souvenait que d'avoir relevé la tête, et plus rien.

Il continuait à marcher, marcher en rond parce qu'il n'avait nul part où aller, il marchait vers la gauche, la droite, et vice-versa, mettant souvent la tête entre ses biceps, et laissant ainsi une immanquable trace de sang sur son chandail.

Il ouvrit sa portière, ne manquant pas d'entendre le bruit que faisait les dépôts de rouille éternelle, il poussa fermement l'airbag de son siège et avec panique la regarda, le visage méconnaissable, affaissée sur son flanc droit.

Il ouvrit la portière côté passager, les yeux et les gestes plein de remords, les bras affolés et les jambes mortes, il répétait frénétiquement son nom, la secouait dans un violent vas-et-viens et finalement s'arrêta.

Il avait les genoux dans la boue et les bras en l'air, les yeux au ciel les larmes aux joues, il demandait à son Père l'aide, s'il y eu quelque chose qui put l'aider.

Sa bouche béate se ferma alors que dans ses yeux scintillait une étoile filante

un voeux

- revenir en arrière




Il ouvrit la portière de sa voiture dans un terrible bruit , posa so